Comprendre les émotions

Il y a quelques années, les émotions étaient pour moi quelque chose de très flou. Bien sûr, comme tout le monde, je les ressentais… Mais certaines m’inquiétaient et d’autres me semblaient extrêmement fugaces, à peine arrivées et déjà parties.

Je ne comprenais pas pourquoi, à certains moments, j’étais débordé par une émotion alors que la situation ne le justifiait pas vraiment. Je me jugeais faible de parfois ressentir une grande tristesse pour quelque chose d’anodin ou de me mettre exagérément en colère pour une petite contrariété. Et les qualificatifs ne manquent pas, pour les gens qui ont du mal à gérer leurs émotions : colérique, trop émotif, chochotte, grincheux, etc. Que ce jugement vienne des autres ou qu’on se l’inflige soi-même.

Il y a environ quatre ans, j’ai entrepris un travail de nettoyage émotionnel profond. Ce n’était pas une décision consciente, sur le moment : j’ai ouvert la Boîte de Pandore en m’inscrivant à une retraite d’Ayahuasca qui incluait, outre les cérémonies, des ateliers de Respiration Consciente (une technique proche du Rebirth) et d’autres techniques de prise de contact avec les émotions. Déjà durant la préparation, les émotions ont commencé à rôder sous la surface. Je sentais bien qu’il se passait quelque chose, que je pourrais qualifier de vulnérabilité. La retraite en elle-même (qui sera le sujet d’un autre article) m’a permis d’amener à la surface une grande quantité d’émotions refoulées mais au-delà de ça, j’avais entamé un chemin qui allait me transformer en profondeur et me permettre d’intégrer toutes les émotions que je ne m’étais jamais autorisé à ressentir.

Après quatre années confrontantes, stimulantes, pleines de moments de doutes mais aussi d’expérimentations, de lectures et de réalisations profondes, j’ai progressivement étoffé ma compréhension des émotions et de la façon dont elles fonctionnent.

Comment ça marche ?

Chaque être humain est doté d’un système émotionnel qui permet aux émotions d’être générées et ensuite déchargées. Ce système parcours notre corps et est connecté à tous nos organes internes au travers de canaux énergétiques. En particulier, la connexion à notre cœur et à nos poumons est très puissante. Sans rien inventer, j’appellerai ce système notre “corps émotionnel” dans la suite de l’article, pour plus de simplicité.

Une émotion, c’est une charge électromagnétique (énergétique) dans ce système. Peu importe la cause et la nature de l’émotion, une fois qu’elle est générée, elle doit être dissipée : c’est à dire qu’elle émane quelque part dans notre corps émotionnel, se propage dans les canaux énergétiques qui parcourent ce corps et ensuite, normalement, se dissipe.
Cette dissipation se produit de différentes manières, grâce :

  • à la respiration
    Songez à la façon dont votre respiration est liée à vos émotions.
    Lorsque vous pleurez, la respiration devient erratique et il est difficile de prendre une profonde inspiration. Lorsque les sanglots s’apaisent, souvent, le corps va naturellement prendre une grande inspiration
    qui marque la fin des pleurs.
    Lorsque vous êtes en colère, l’abdomen se contracte et la respiration se restreint à la partie supérieure des poumons. On respire “avec les épaules”.
    Lors d’une peur intense, la respiration se bloque complètement, souvent sur une brusque inspiration.

  • à la voix (cris et pleurs)
    Les enfants réagissent naturellement comme cela : lors d’une émotion forte, ils vont immédiatement utiliser la voix pour dissiper l’émotion, qu’il s’agisse de pleurs, de cris de panique ou de colère.

  • au mouvement
    Encore une fois, un enfant qui a peur va instinctivement se mettre à trembler ou fuir. S’il pleure, il reste rarement statique et va plutôt déambuler en faisant de grands gestes. Pareil avec la colère, qui amène des mouvements brusques et dynamiques.

Vous remarquerez que j’ai utilisé, plus haut, le mot normalement pour parler du fait qu’une émotion se dissipe. Et ensuite, j’ai pris les enfants comme exemple pour illustrer la manière de dissiper une émotion.
La raison en est simple : notre éducation nous coupe de notre sagesse instinctive qui nous amène à décharger nos émotions. Que ce soient nos parents ou l’école, on nous enseigne très tôt dans la vie à nous taire et à cesser de bouger. Et de cette façon, on nous apprend à “piéger” nos émotions dans notre corps émotionnel. Et c’est là, tout d’un coup, qu’un système simple et magnifique devient compliqué et étranger à beaucoup de personnes.

Comme je l’ai dit plus haut, une émotion est une charge énergétique. Cette énergie, si elle ne peut pas se décharger, va se replier sur elle-même sous une forme plus stable, moins dynamique, et va se stocker dans notre corps émotionnel. Les unes après les autres, ces émotions piégées vont s’empiler en nous et encombrer le passage.
Eckhart Tolle, dans son ouvrage “Le Pouvoir du Moment Présent”, appelle cet amas émotionnel le Corps de Souffrance. Une charge énergétique qui vit en nous, sous la surface. D’autres auteurs mentionnent le même concept : Michael Brown dans le Processus de la Présence, Michael A. Singer dans l’Âme Délivrée et très probablement plein d’autres qui ne s’appellent pas Michael !

Peu importe le nom qu’on lui donne, cette charge émotionnelle “vit” en nous et réagit avec les circonstances de notre vie, au travers d’un phénomène de résonance. Lorsqu’une situation se rapproche d’une émotion qui porte une signature énergétique similaire, l’émotion piégée se met à vibrer. A s’éveiller. Et c’est là que vous ressentez un inconfort, parfois léger et parfois… scandaleusement puissant. Et, tout d’un coup, vous vous surprenez à vous énerver comme un fou pour une petite queue de poisson ou une réponse anodine à un message. Ou à paniquer sans commune mesure avec la menace qui vous fait face.
Sur le moment, c’est très vrai et très puissant. Et quelques minutes ou heures plus tard, vous vous retournez sur l’événement avec incompréhension : “mais bon sang, qu’est-ce qui m’a pris de réagir comme ça ?”.

Cela va même plus loin : certaines théories, auxquelles j’adhère, suggèrent que notre subconscient travaillerait même à générer des situations qui entrent en résonance avec nos émotions piégées, justement pour leur permettre de s’exprimer. Car en fait, c’est de cela qu’il s’agit : la principale raison pour laquelle ces émotions se remettent en mouvement alors qu’elles étaient en sommeil, c’est parce qu’elles y voient une opportunité de parvenir à se libérer, à finalement quitter le corps émotionnel et à être déchargées. Mais comme notre éducation nous a bien conditionné à ne pas exprimer nos émotions, le scénario se répète : l’émotion supplémentaire due à la résonance vient s’ajouter à celles qui y sont déjà et ne fait qu’augmenter notre mal-être.

Année après année, la charge émotionnelle piégée augmente et devient de plus en plus inconfortable. Pour la “gérer”, nous mettons en place différentes stratégies : dureté avec nous-même, addictions de tous types, fuite dès qu’on sent une émotion poindre le bout de son nez, etc.
Je pense avoir testé personnellement la plupart des types d’anesthésie émotionnelle pendant des années, mais j’y reviendrai dans un autre article. Et puis un jour, ça ne suffit plus et une pathologie se développe : dépression, burn-out, maladie chronique, etc.

Pourtant, c’est loin d’être une fatalité et il existe de nombreuses techniques pour évacuer ces émotions et ramener notre corps émotionnel à un état de santé et d’équilibre. C’est un travail intense, qui demande beaucoup de courage et qui prend du temps. Mais, avec quelques outils simples, il est à la portée de chacun d’entre nous. Un de ces outils, extrêmement puissant, est la Respiration Consciente Connectée.

La section “Développement Personnel” vise à vous présenter une série de ces outils. Ceux qui, selon moi, apportent le plus de valeur ajoutée et vous permettent d’obtenir les résultats les plus probants en un minimum de temps ! Stay tuned ou inscrivez-vous à la newsletter, ci-dessous, pour être tenu au courant. Jamais de spam, c’est promis.

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